Présentation

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M. Abdallah ZEKRI

L’OBSERVATOIRE NATIONAL CONTRE L’ISLAMOPHOBIE

Mise en place d’un recensement d’actes islamophobes :

L’Observatoire National contre l’Islamophobie se charge de collecter, d’enregistrer et d’analyser:

- Les témoignages de victimes et des témoins d’actes islamophobes,

- Les documents, les discours politiques et les textes qui prônent ou encouragent la haine des musulmans de France ou de leur religion.

Chaque acte antimusulman, soigneusement répertorié dans notre base de données, est préalablement contrôlé et analysé. Le but est d’obtenir un maximum de renseignements afin de conseiller et d’accompagner au mieux les victimes et, le cas échéant, de prendre les dispositions qui s’imposent selon les circonstances. Face à un acte antimusulman, l’Observatoire National contre l’Islamophobie s’efforce de déterminer, en concertation avec la ou les victimes, la solution la plus appropriée.

A noter néanmoins que tous les actes antimusulmans ne sont pas portés à la connaissance de l’Observatoire national contre l’Islamophobie, certaines personnes pouvant éprouver une appréhension à témoigner.

HISTORIQUE :

Convention-Cadre

Le 17 juin 2010, a été signée entre le Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités Territoriale et le Conseil Français du Culte Musulman, une Convention-cadre pour la mise en œuvre d’un suivi statistique et opérationnel des actes hostiles aux musulmans de France.

Devant la multiplication des actes islamophobes, le Président du C.F.C.M a proposé, lors de la première réunion du Conseil d’Administration du C.F.C.M, après les élections de juin 2011, la mise en place d’un Observatoire National contre l’Islamophobie.

Le Président du C.F.C.M a proposé aux membres du C.A. comme Président de cette instance, le Frère Abdallah ZEKRI. La proposition a été adoptée à l’unanimité des membres.

Depuis, l’Observatoire fonctionne avec des référents mis en place dans chaque région et qui sont une courroie de transmission pour la remontée des actes antimusulmans dans leurs départements.

Chaque trimestre, l’Observatoire communique à la presse le bilan des actes islamophobes après avoir informé le Président du C.F.C.M, les membres du Bureau Exécutif et les Présidents des Conseils Régionaux du Culte Musulman (C.R.C.M).

Chaque acte islamophobe signalé à l’Observatoire fait l’objet d’une déclaration à la presse et pour chaque acte, l’Observatoire peut se constituer partie civile.

En dehors des structures du C.F.C.M et des C.R.C.M, très souvent des actes islamophobes sont signalés par les responsables de lieux de culte eux-mêmes et parfois par de simples citoyens.

A chaque fois, les autorités sont avisées : Ministère de l’Intérieur, Préfectures, Parquets.

Depuis la signature de la Convention-cadre et la mise en place de l’Observatoire, nous avons traité :

Année 2010 : 116 actes Année 2012 : 201 actes

Année 2011 : 155 actes Année 2013 (9 mois) : 157 actes

L’OBSERVATOIRE NATIONAL CONTRE L’ISLAMOPHOBIE : (rappel en quelques mots) :

L’Observatoire de l’islamophobie est né de la volonté des membres du CFCM et des pouvoirs publics autour d’un objectif commun : la lutte contre les discriminations et le respect de la dignité humaine.

En effet, l’examen de la situation des citoyens français de confession musulmane dans la société française débouche sur le constat suivant :

- L’image très négative de l’Islam et des musulmans véhiculée dans l’actualité médiatique, basée sur une information nationale et internationale exposant des situations graves, réelles ou présumées.

- La montée d’un certain radicalisme islamique qui nuit d’abord aux citoyens français de confession musulmane qui se sentent « otages » par des tentatives certes marginales mais fortement médiatisées d’imposer la vision d’un islam présenté comme intolérant, belliqueux, voire sanguinaire, encourageant un repli sur soi, communautariste et exclusiviste, non représentatif des dynamiques sociales dans les communautés musulmanes.

- Un climat de méfiance mutuelle à l’échelle de la communauté nationale, directement lié à une méconnaissance des citoyens français de confession musulmane et de l’attente de la population d’une plus grande conformité culturelle de la part de leurs concitoyens musulmans ; ce climat s’est installé progressivement et le 11 septembre 2001 a été un de ses catalyseurs.

- La promotion de discours franchement populistes de certains leaders d’opinion, en recherche pour certains de victoire électorale, de visibilité politique et médiatique ou de construction d’un plan de carrière personnel. Cette rhétorique, surfant très souvent sur les peurs, a engendré des clivages et de préjugés fortement ancrés dans la conscience collective rendant indéniablement plus difficile le dialogue.

- Les discriminations structurantes dans notre société dans les secteurs de l’enseignement, de l’emploi, du logement, des loisirs… qui deviennent des obstacles à la participation réelle de toutes et tous à la société.

Abdallah ZEKRI

Président de l’Observatoire